L'actualité de l'Apiculture

2018 ...Une année exceptionnelle !!!

Deux fois plus de miel en 2018

25.10.18
L’Unaf estime que la récolte française de miel sera de 18 000 à 20 000 tonnes en 2018, contre 10 000 tonnes en 2017. © Pixabay

L’Unaf, Union nationale de l’apiculture française, estime la récolte française de miel entre 18 000 et 20 000 tonnes pour 2018. C’est quasi le double des estimations de l’association pour 2017.

 

Le Réseau biodiversité pour les abeilles a été le premier à communiquer sur la récolte de miel cette année. Dans un communiqué diffusé le 24 octobre 2018, l’association estime que la production atteindra jusqu’à 150 kg de miel par ruche en Champagne, grâce aux conditions météorologiques de l’année jugées « exceptionnelles ».

Entre 18 000 et 20 000 tonnes, selon l’Unaf

Aujourd’hui, le 25 octobre 2018, l’Unaf vient confirmer la tendance estimant que « la récolte de miel 2018 en France s’élève entre 18 000 et 20 000 tonnes. Ces chiffres pourraient indiquer que malgré les pertes hivernales (voir l’encadré), certaines miellées ont été très bonnes, mais ce n’est malheureusement pas le cas dans toutes les régions. »

 

Concernant 2017, l’Unaf ne partage pas le point de vue de FranceAgriMer qui a chiffré la production de miel à 19 788 tonnes. Pour l’association, elle n’a été que d’environ 10 000 tonnes « en se basant sur les chiffres de la consommation nationale (40 000 tonnes) et les importations/exportations (de l’ordre de 30 000 tonnes d’importation et quasi pas d’exportation). »

Des miellées parfois exceptionnelles

Dans le détail, l’Unaf considère que la récolte sur colza a été cette année « le plus souvent très bonne dans la moitié nord, à l’exception de certains colzas dont les variétés nouvelles ne sont plus mellifères. Dans le Sud, la récolte de romarin a été plutôt faible. Quant à celle de thym, elle s’est révélée inexistante victime des pluies et des périodes de froid à répétition. »

 

En dehors du Sud-Ouest, la récolte d’acacia s’avère « excellente », voire « exceptionnelle » par endroits. Il en est de même pour la lavande. Les récoltes de miel de châtaignier sont « plus irrégulières, amoindries par les jours de canicule ou de vent du nord qui ont asséché les fleurs et fréquemment par la présence du cynips, prédateur qui s’attaque aux bourgeons floraux ».

Tout ou rien

L’Unaf juge « globalement plutôt correctes » les miellées en montagne, « parfois intenses mais souvent trop brèves et celles de forêt ou de sapin sont, elles, extrêmement variables, soit très bonnes soit quasi nulles. La récolte de tournesol varie selon les bassins mais reste toujours très décevante. La récolte de bruyère callune est elle aussi très faible. »

 

Sur le plan régional, la moitié nord de la France « tire son épingle du jeu avec de belles moyennes de récoltes dues à des conditions climatiques plus clémentes, rééquilibrant ainsi la moyenne nationale. Dans plusieurs régions comme le Sud-Ouest ou le sud du Massif central, les récoltes sont estimées inférieures à l’année précédente et parfois plus que médiocres. »

La sécheresse inquiète

L’association pointe aussi du doigt la sécheresse « qui a privé les abeilles d’apport de nectar en fin d’été et qui perdure encore à ce jour, les colonies souffrent et de nombreux apiculteurs sont inquiets et se demandent si leur cheptel parviendra à survivre à l’hiver. Par ailleurs, la prédation du frelon est toujours très forte, notamment dans les zones où il s’est implanté récemment. »

 

Le réseau Biodiversité pour les abeilles s’inquiète lui aussi de la sécheresse, notamment sur le plan de la ressource alimentaire. Elle cite la baisse brutale annoncée des surfaces de colza. Sans oublier en fin d’été, « la réduction des apports de pollen [qui] a eu pour conséquence un arrêt prématuré du cycle de ponte des abeilles. Les colonies risquent ainsi d’être moins dynamiques en sortie d’hiver. »

 

 

30 % de mortalité de ruches au cours de l’hiver 2017-2018
© Pixabay

 

L’Unaf rapporte ce 25 octobre 2018, qu’hier, l’Anses et le ministère de l’Agriculture ont présenté les résultats d’une enquête nationale menée auprès de plus de 46 000 apiculteurs. « Selon cette enquête, 30 % des colonies françaises ont péri au cours du seul hiver 2017-2018, des taux de mortalités gravissimes », dénonce l’association.

En avril dernier, l’Unaf avait alerté les pouvoirs publics et les élus sur l’ampleur des mortalités hivernales. Le ministère avait lancé une étude sur le sujet cet été. « Les détails des résultats ne font pas apparaître de différence selon la taille du cheptel : la mortalité hivernale a autant frappé les petits apiculteurs que les professionnels. »

« Comme pour le reste de la biodiversité, les oiseaux et les insectes volants, le déclin de nos abeilles s’accélère, affirme Gilles Lanio, le président de l’Unaf. Nous pressons les pouvoirs publics de sortir notre agriculture de sa dépendance aux pesticides. Il faut saisir l’opportunité de la renégociation de la Pac pour réorienter notre modèle agricole. »

Le glyphosate serait bien un tueur d’abeilles

Il y a quelques jours, un nouvel amendement pour interdire le glyphosate avant 2021 a été rejeté par les députés de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, des chercheurs dévoilent pourtant une étude qui sous-entend que cet herbicide pourrait contribuer au déclin des abeilles dans le monde entier.

Le glyphosate (C3H8NO5P). Un herbicide dit total, car non sélectif et redoutablement efficace contre celles que l’on qualifie de mauvaises herbes. Un herbicide qui a été massivement utilisé depuis sa mise sur le marché par Monsanto, au milieu des années 1970, sous la marque Roundup. D’autant qu’il a longtemps été considéré comme inoffensif pour les animaux.

Pourquoi ? Car son mode d’action est de s’attaquer à EPSPS, une enzyme spécifique aux plantes. Une enzyme qu’elles utilisent pour fabriquer des acides aminés essentiels à la constitution de protéines. Une enzyme que ni les animaux ni les hommes ne produisent. On la retrouve tout de même chez certains micro-organismes, parmi lesquels, de nombreuses bactéries.

Les abeilles exposées plus sensibles aux infections et aux bactéries nocives

Et aujourd’hui, une étude réalisée par des chercheurs de l’université du Texas à Austin (États-Unis) montre que, lorsqu’elles sont exposées au glyphosate, le microbiote intestinal des abeilles – cette communauté microbienne qui vit naturellement dans leur système digestif – s’appauvrit. Les insectes pollinisateurs deviennent alors plus sensibles aux infections et aux bactéries nocives susceptibles de causer leur mort.

Le glyphosate affecte les microbiotes intestinaux

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié des abeillesexposées à des doses connues de glyphosate. Les doses que l’on peut trouver dans des champs cultivés, dans des cours ou sur des bords de routes. En trois jours seulement, l’herbicide – avec des concentrations telles que celles que l’on retrouve dans le nectar des fleurs de 5 à 10 mg par L – semblait avoir considérablement altéré les microbiotes initialement sains. Avec des résultats parfois déroutants tout de même, car les abeilles les plus exposées ne semblent pas être celles qui présentent les microbiotes les plus perturbés. Mais peut-être est-ce dû au fait que ces abeilles-là sont mortes pour la plupart, ne laissant à l’étude que les plus résistantes.

 
 

De manière générale, quatre des huit espèces de bactéries saines dominantes dans les intestins des abeilles se sont révélées moins abondantes. Jusqu’à cinq fois moins ! La plus touchée : Snodgrassella alvi. Normalement concentrée sur la paroi intestinale, elle sécrète un produit chimique capable d’attaquer les bactéries envahissantes et pourrait constituer une barrière protectrice naturelle. Et notamment contre Serratia marcenscens, un agent pathogène opportuniste qui infecte les abeilles du monde entier. Un microbiote sain et la moitié des abeilles survivent, même après huit jours d’exposition à ce pathogène. En revanche, seule une abeille au microbiote altéré sur dix s’est montrée capable de survivre au même traitement.

Les bourdons présentant des microbiotes semblables à ceux des abeilles mellifères, les chercheurs craignent qu’ils puissent également souffrir d’un empoisonnement au glyphosate. Et les scientifiques soulèvent aussi naturellement la question de savoir si l’herbicide affecte le microbiote humain. Même si celui-ci est différent et bien plus varié que celui des abeilles et que l’exposition humaine reste généralement bien plus indirecte.

  • Le glyphosate est un herbicide largement employé dans le monde.
  • Il s’attaque aux plantes par le biais d’une enzyme spécifique.
  • Réputé inoffensif pour les animaux, il pourrait toutefois être à l’origine d’un appauvrissement du microbiote intestinal des abeilles, les rendant plus vulnérables aux infections et aux attaques bactériennes.
  • La question de la transposabilité de ce résultat aux hommes se pose légitimement.
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Les apiculteurs ont manifesté dans plusieurs villes pour demander au gouvernement un plan de soutien exceptionnel aux sinistrés.

LE MONDE | 07.06.2018 à 10h55 • Mis à jour le 08.06.2018 à 07h07 |Par Alexandre-Reza Kokabi

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C’était à la sortie de l’hiver. Loïc Leray, apiculteur professionnel à Puceul (Loire-Atlantique), était impatient de découvrir le fruit de son labeur conjoint avec les abeilles, qu’il choie depuis quatre décennies. Il se souvient de ses genoux, tremblants, et de ses poils hérissés lorsqu’il ouvrit ses premières ruches : un silence assourdissant, des colonies entières d’abeilles mortes. Il a compté, au total, 180 ruchers sans vie, contre 300 vivants à l’automne dernier.

« Je me suis senti comme un paysan éleveur qui, un matin, pousse la porte de son étable et retrouve toutes ses vaches mortes, glisse le vice-président de l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF). Face aux pressions imposées par l’agrochimie sur notre territoire, la vie des abeilles ne tient qu’à un fil. Notre cheptel est sous perfusion, et chaque ruche morte est un nouveau coup de poignard qui nous laisse désemparés et en colère. »

Cette année n’aura donc pas goût de miel pour cet apiculteur, comme pour beaucoup en France, qui n’ont récolté qu’amertume et désarroi. Dans l’attente d’une statistique nationale, les professionnels évoquent des taux de perte dépassant les 80 % dans certains territoires.

Face à l’ampleur du désastre, les apiculteurs se sont retrouvés, jeudi 7 juin, pour une grande journée de mobilisation nationale. A Paris, place des Invalides, mais aussi à Lyon, Rennes, Quimper, Tours, Périgueux, La Rochelle, Strasbourg ou encore Laon. Ils en appellent à l’Etat et au président Emmanuel Macron, pour allouer « un plan de soutien exceptionnel aux apiculteurs sinistrés » et instaurer les conditions d’un « environnement viable pour les colonies d’abeilles et les pollinisateurs ». « Ce rassemblement, assure Loïc Leray, ce n’est pas l’enterrement de l’apiculture. Nous sommes déterminés et nous encourageons nos gouvernants à un certain courage politique. »

« Derrière les chiffres, des vies ruinées »

S’il doute de l’engagement du ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, « en décalage, accuse-t-il, avec la réalité du terrain, rangé à la botte de la FNSEA [Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles] et sous la coupe de l’agrochimie », l’apiculteur promet « des actions plus musclées si le président ne nous apporte pas de réponse ».

Loïc Leray cite l’exemple de Cuba. Une île sous embargo, où les agriculteurs n’ont pas eu accès aux produits phytosanitaires. « Un mal pour un bien, souffle-t-il. Les apiculteurs et les abeilles s’y épanouissent. »

Dans le viseur des apiculteurs français, les néonicotinoïdes, à l’origine de l’effondrement des abeilles et des pollinisateurs. Ces molécules très persistantes s’attaquent au système nerveux des insectes. « Avant la mise sur le marché des néonicotinoïdes, dans les années 1990, le taux de mortalité des colonies tournait aux alentours de 5 % », se rappelle José Nadan, apiculteur au Faouët (Morbihan). En Bretagne, plus de 20 000 colonies d’abeilles sont mortes cet hiver, soit un tiers de leur nombre total.

 Lire aussi :   « En hiver, les taux de pertes des abeilles ne devraient pas excéder 5 % »

« Derrière les chiffres, soutient José Nadan, il faut voir les vies ruinées, les personnes contraintes d’arrêter leur activité, les jeunes qui tentent tant bien que mal de s’installer. C’est bien simple : quelqu’un qui a perdu toutes ses colonies ne peut pas sortir la tête de l’eau. Il se retrouve sans miel, sans revenus. Les charges, elles, continuent de tomber, suivies des mises en demeure. Ces apiculteurs en détresse ont besoin d’aide. » La région Bretagne a annoncé le déblocage d’une enveloppe pour aider les éleveurs à renouveler leurs cheptels.

Début mai, avec des collègues bretons, José Nadan s’était élancé du Faouët, à vélo, traînant un convoi de ruches mortes vers la chambre d’agriculture de Rennes.

« D’une année à l’autre, nous pouvons tout perdre »

Une avancée, tout de même : la validation, par le tribunal de l’Union européenne, des restrictions imposées à trois néonicotinoïdes sur le territoire européen et l’interdiction, prévue en septembre, de toutes les molécules de cette famille en France – avec dérogations possibles jusqu’en 2020. Insuffisant pour Michel Kerneis, président de la Confédération régionale des apiculteurs d’Alsace, qui s’interroge :

Lire aussi :   La justice européenne confirme les restrictions d’utilisation de trois néonicotinoïdes

Au printemps, il confie avoir éprouvé un soulagement : l’hiver a été relativement clément pour les apiculteurs alsaciens, dont les taux de perte moyens avoisinaient, ces dernières années, les 30 %. « D’une année à l’autre, nous pouvons tout perdre, s’inquiète-t-il. Le modèle agricole intensif en vigueur génère des conditions qui ne sont plus propices à l’apiculture. Ce n’est pas supportable. On arrache les haies, on retourne les prairies, on supprime les arbres champêtres, on pollue l’eau, l’air, la terre… »

Résultat : « Le bol alimentaire fond comme neige au soleil, et les abeilles sont affaiblies. » Ses reines n’y échappent pas. Dans une colonie, elles sont pourtant capitales. Les reines sont les seules femelles pleinement reproductrices et vivent plus longtemps que les autres abeilles : jusqu’à 5 ans. « Désormais, à 3 ans, ce sont des vieilles biques, plus capables de produire assez de couvain pour que la ruche produise du miel et pour assurer des réserves à la colonie, déplore Michel Kerneis. Nous, on trinque. »

La France n’assure déjà plus les besoins de ses consommateurs. Entre 1995 et 2017, la production de miel s’est effondrée, passant, selon l’UNAF, d’environ 32 000 tonnes à 10 000 tonnes. Ouvrant les vannes à des miels importés, parfois frelatés ou coupés au sirop de sucre.

75 % du miel contient des néonicotinoïdes !!!

 
Publié le 27/12/2017 / L'actu des apiculteurs


Depuis des années, associations et ONG œuvrant pour la protection de l'environnement n'ont cessé de pointer du doigt les menaces pesant sur les abeilles. Ces derniers, acteurs majeurs dans la pollinisation des plantes, doivent faire face au changement climatique, aux parasites, mais également à l'utilisation de pesticides toxiques. Pour ce dernier point, c'est une étude menée à l'échelle planétaire qui le confirme. 75 % du miel produit contiendrait effectivement des néonicotinoïdes, une situation plus que critique qui risque d'empirer si des mesures concrètes ne sont pas prises rapidement.

 


Des traces de pesticides toxiques dans le miel


Si certains agriculteurs ont toujours défendu l'idée que les néonicotinoïdes ne représentaient aucun danger pour les abeilles, les résultats d'une étude franco-suisse, publiée dans la revue « Science » au début du mois d'octobre, confirment le contraire. 75 % des échantillons analysés contenaient des traces de pesticides.

Selon cette étude, les chercheurs ont collecté du miel aux quatre coins du globe (Asie, Europe, Madagascar, Australie, Alaska...) pour atteindre un total de plus de 300 pots. Pour que l'échantillonnage représente fidèlement et de manière équitable les différentes régions, 198 miels ont été retenus pour analyse. Pour les experts, la présence de pesticides dans ces proportions est tout simplement alarmante.

Si les niveaux relevés ne représentent aucun risque pour l'homme, ils peuvent affecter les fonctions cérébrales des butineuses. Désorientées, ces dernières auront du mal à retrouver leurs ruches. Et comme elles jouent un rôle essentiel dans la pollinisation des plus importantes cultures sur Terre, on peut tout simplement craindre le pire. Il est à préciser que pour l'Europe, les échantillons utilisés ont été prélevés avant l'entrée en vigueur de l'interdiction de l'utilisation des néonicotinoïdes par l'Union européenne en 2013. Il faudra donc une étude supplémentaire pour mesurer l'efficacité de cette mesure.

Plus de détails sur les résultats de l'étude

Si ce constat général sur la présence de néonicotinoïdes dans le miel fait déjà craindre le pire, les détails sont plus inquiétants. Pour cette étude, les chercheurs ont recherché cinq molécules particulières : thiaclopride, thiaméthoxame, imidaclopride, clothiadine et acétamipride.

On en a donc retrouvé au moins l'une d'entre elles dans 75 % des échantillons. Ce taux de contamination varie d'une région à l'autre. Il monte à 86 % pour les produits venant d'Amérique du Nord, 80 % pour l'Asie et 79 % pour l'Europe. Le taux le plus faible revient à l'Amérique du Sud avec seulement 57 %. 30 % des échantillons contaminés contenaient une seule molécule toxique. On a retrouvé deux néonicotinoïdes dans 45 % et les 10 % restants en avaient quatre ou cinq.

À noter que les miels contaminés ne représentaient aucun risque à la consommation. En moyenne, le niveau de contamination tournait autour des 1,8 microgramme par kilo. Toutefois, un miel allemand affichait près de 50 microgrammes par kilo, qui est assez proche des limites de résidus autorisées.

Les néonicotinoïdes, c'est quoi exactement ?


Mis au point dans les années 90, les néonicotinoïdes constituent une famille à part entière d'insecticides neurotoxiques.En tant que dérivés de la nicotine, ils ont pour objectif d'affecter le système nerveux des insectes pour provoquer une paralysie mortelle.

Particulièrement efficaces, ils ont vite conquis plus de 120 pays. À eux seuls, les néonicotinoïdes représentent environ pas moins de 40 % des ventes d'insecticides dans le monde. S'ils font en quelque sorte le « bonheur » des agriculteurs, ils représentent un danger qu'on ne peut ignorer pour l'environnement. Déjà, parce qu'ils ne font aucune différence entre insectes parasites et pollinisateurs.

L'introduction des néonicotinoïdes a considérablement favorisé la disparition des abeilles, dont le taux de mortalité a atteint les 80 % dans certaines régions. Le pire c'est que ces pesticides contaminent également les végétaux. On en retrouve effectivement dans le pollen et le nectar. Ils mettent donc également en danger les butineuses, mais également les invertébrés rampant sous le sol. Vu l'utilisation massive des néonicotinoïdes pour protéger les cultures, c'est donc sans surprise si l'on en retrouve autant dans le miel.

En 2016, les Nations Unies avaient tiré la sonnette d'alarme en déclarant que 40 % des invertébrés pollinisateurs seraient amenés à disparaître. Les résultats de cette étude franco-suisse semblent confirmer cette prévision.

Pourquoi nous n'interdisons pas purement et simplement les néonicotinoïdes ?

Si les néonicotinoïdes représentent un tel danger pour l'environnement, qu'attendent donc les autorités pour les interdire purement et simplement.

Déjà, parce que les « néonics » (pour les intimes) servent à protéger les cultures. Donc, les lobbies agroalimentaires mettent tout leur poids pour ne pas les interdire. Difficile pour un gouvernement de prendre une telle initiative sans faire face à la foudre des agriculteurs.

La concurrence entre les pays complique également les choses. Si le produit été interdit uniquement en France, notre agriculture sera moins performante par rapport à celles de nos voisins européens.

En 2013, l'Union européenne a limité l'utilisation de trois substances : imidaclopride, clothianidine et thiaméthoxame. Mais cela semble ne pas suffire, heureusement d'autres interdictions devraient être mises en vigueur.

La loi sur la biodiversité devrait interdire l'utilisation des néonicotinoïdes en France à partir du 1er septembre 2018,même si des dérogations seraient encore envisageables jusqu'en 2020. Espérons donc que les autorités actuelles réussiront à maintenir cette échéance, mais ne cèderont pas sous la pression constante des lobbies agroalimentaires.

Pourquoi doit-on réellement s'alarmer ?

Les résultats de cette étude franco-suisse ne sont pas à négliger. Si 75 % des miels contiennent donc des néonicotinoïdes, c'est donc des milliers d'abeilles à travers le monde qui ont été exposés à ce type d'insecticides.

Donc, le risque de voir le taux de mortalité des abeilles augmenter est à craindre. Même si le niveau de contamination du miel ne dépassait pas les limites autorisées, certaines molécules se sont avérées dangereuses pour l'homme. En exemple, le thiaclopride est suspecté comme étant cancérigène par l'Agence de protection de l'environnement américaine depuis 2002.

Une étude japonaise a également démontré que l'imidaclopride et l'acétamipride pourraient avoir un impact sur le développement du système nerveux humain. D'autres études, comme celle publiée en février dans la revue Environmental Health, ont démontré que les néonicotinoïdes peuvent avoir des conséquences néfastes sur l'être humain.

Insecticide. Qu'est-ce qu'un néonicotinoïde ?

Insecticide. Qu'est-ce qu'un néonicotinoïde ?

 Publié le 26 juin 2017 à 16h30

image: http://www.letelegramme.fr/images/2017/06/26/photo-gwen-rastoll_3498328.jpg

(Photo Gwen Rastoll)

Les pesticides néonicotinoïdes sont des substances neurotoxiques qui, en s'attaquant au système nerveux des insectes, ont contribué au déclin des abeilles constaté notamment en Europe et en Amérique du Nord.

Le mot est sur toutes les lèvres, ce lundi, suite au cafouillage qui a eu lieu après une prise de parole du ministre de l'Agriculture Stéphane Travert qui a annoncé vouloir revenir sur l'interdiction des "néonicotinoïdes". Une position immédiatement contestée par le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, qui a été soutenu par Matignon. Mais au fait, c'est quoi un néonicotinoïde ?

Un insecticide utilisé depuis les années 1990

Ces produits sont disponibles depuis 1994 en France où leur usage s'est répandu notamment dans les cultures céréalières (maïs, blé, colza...) et arboricoles. Pour les céréales, ils sont souvent inclus dans l'enrobage des semences - les critiques dénonçant ainsi des recours "préventifs", qu'il y ait présence ou non de ravageurs. Dans les vergers, les cultivateurs procèdent plutôt par aspersion des feuilles. Selon la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, un tiers des insecticides vendus dans le monde sont des néonicotinoïdes. Les agriculteurs évoquent de meilleurs rendements et arguent du manque d'alternatives chimiques, quand les antis mettent en avant des alternatives "techniques". 

Pas que les abeilles

Ces pesticides s'attaquent au système nerveux des insectes. Par la même occasion, ils affectent les pollinisateurs, qui conditionnent en bonne partie la sécurité alimentaire mondiale. Désorientées, les abeilles ont du mal à reconnaître les fleurs, à butiner. Ces produits sont en outre accusés d'altérer le sperme des mâles. 

 

Selon une étude de 2015, non seulement les abeilles ne peuvent éviter les fleurs traitées, mais elles semblent même les préférer. Le déclin des colonies de pollinisateurs sauvages est en moyenne trois fois plus marqué lorsqu'ils se nourrissent de plantes traitées aux néonicotinoïdes, indique une autre étude, basée sur les cultures de colza en Angleterre entre 2004 à 2011. 

Les recherches confirment le risque représenté par les cultures à fleurs mais aussi par d'autres plantes non ciblées, qui absorbent ces pesticides. Difficilement biodégradables, les "néonics" se retrouvent dans le pollen, le nectar, le feuillage, et partent aussi dans l'eau et le sol. 

En France, l'Unaf (syndicat des apiculteurs) observe un taux de mortalité de 30 % dans les ruchers (contre 5 % il y a 20 ans), même si d'autres facteurs y contribuent (frelon asiatique, virus, champignons). 

Les invertébrés aquatiques, les rongeurs ou les oiseaux insectivores sont aussi affectés. Enfin, ces substances sont "suspectées d'avoir des effets sur l'homme", relevait en mars le ministère de l'Environnement. Une expertise a été demandée à l'Agence de sécurité sanitaire (Anses). Ses conclusions sont attendues en fin d'année. 

Lois

Votée en 2016, sur fond de protestations du monde agricole, l'interdiction de ces pesticides court en France à partir du 1er septembre 2018. Mais des dérogations seront possibles jusqu'au 1er juillet 2020, au cas par cas, lorsqu'il n'y aura aucune solution à court terme. Après plusieurs avis de l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa), constatant le risque pour les abeilles, l'Europe a dès 2013 restreint l'usage des trois principales substances (clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame). Et ce pour les cultures à fleurs, mais pas sur les céréales d'hiver. 

Les Etats européens devaient réétudier ce moratoire partiel, a priori avant l'été. Selon la Fondation pour la nature et l'homme (ex-Fondation Hulot), le projet de la Commission prévoit une interdiction élargie (hors usage sous serres).


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/france/insecticide-qu-est-ce-qu-un-neonicotinoide-26-06-2017-11572816.php#smtljiU04Q6c3fvk.99

« L’avenir de l’apiculture n’est pas en ville »

« L’avenir de l’apiculture n’est pas en ville »

Plus de 2 000 personnes ont profité, samedi et hier, du Festival des abeilles et de la biodiversité, à la ferme Bussierre à Strasbourg, pour partager la passion des apiculteurs. Car les abeilles sont en danger.

Aujourd'hui 05:00 par Yolande Baldeweck , actualisé Hier à 22:18 Vu 513 fois
Visite du rucher-école à la ferme Bussierre, hier à Strasbourg.Photo  L’Alsace/ Jean-Marc Loos
 

À Strasbourg, les ruchers ont le vent en poupe. « L’avenir de l’apiculture n’est pas en ville. La zone de butinage d’une abeille n’est que de 3 km » , ose mettre en garde Michel Kerméis, président de la fédération des syndicats apicoles du Bas-Rhin et vice-président de la confédération des syndicats d’Alsace, qui regroupe 3 300 apiculteurs. Moniteur fédéral, lui-même forme chaque année une vingtaine d’apiculteurs. « Mais il faut cinq ans pour faire un apiculteur » , prévient-il, alerté devant le nombre de ruches qui s’installent en ville. Celles-ci doivent être déclarées à la Chambre d’agriculture. Mais toutes ne le sont pas…

Semez des fleurs !

Les responsables de la Société d’apiculture de Strasbourg - qui fêtera ses 150 ans en 2019, ce qui en fait une des plus anciennes de France - n’en organisent pas moins des opérations de sensibilisation aux abeilles, destinées au grand public. Comme ce Festival de l’abeille et de la biodiversité - et ce mot est important - qui s’est déroulé durant deux jours au Centre d’initiation à la nature et l’environnement, installée à la ferme Bussierre. Il a drainé un public très familial.

Car il s’agit « de sensibiliser aux difficultés à maintenir les abeilles ». « Il n’y a plus de haies, plus d’arbres » , s’indigne Michel Kerméis, en dénonçant aussi « le trop grand recours aux pesticides ». Il a taclé également « les promoteurs qui construisent dans les moindres espaces en ville, coupent les cerisiers et rasent les massifs de ronces, puis souhaitent installer une ruche… »

« Il faut renaturer les espaces, changer les pratiques agricoles et avoir un peu de bon sens » , a plaidé le président de la fédération, en appelant chacun à avoir « un comportement plus citoyen ». Car déjà on ne produit plus que 9 500 tonnes de miel en France, alors qu’on en consomme 40 000 tonnes par an. C’est dire qu’il est important d’en vérifier la provenance…

Pour la première fois, les apiculteurs - en plus du rucher-école, ont montré un site de nidification naturel dans un arbre creux, avec un peuple sauvage d’abeilles, installé à la lisière du parc de Pourtalès.

Il existe des milliers d’arbres creux, en Russie et en Pologne, avec des ruches installées à six mètres de hauteur pour les tenir éloignées des ours. Des « chasseurs de miel » ramassent, une fois par an, le miel d’été, mais laissent aux ruches le miel de printemps, plus riche en énergie, pour permettre aux abeilles de survivre durant l’hiver.

Michel Kerméis a mis en garde le public contre le frelon asiatique qui attaque les abeilles. Il a conseillé de bricoler des pièges sélectifs avec deux bouteilles de plastique (www.rucherecole.fr). Les apiculteurs vont tenter de sensibiliser les associations de maires pour mettre en place, dans chaque commune, de tels pièges, ce qui permettra de compter les frelons. Avant de donner ce dernier conseil : « Semez des fleurs ! Un rucher visite 15 millions de fleurs… »

Le géant suisse de l’agrochimie est au cœur d’une affaire d’épandage de semences enrobées d’insecticides neurotoxiques. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/19/les-man-uvres-de-syngenta-pour-echapper-a-la-justice_5016425_3244.html#6FiljSKJOQabJAhO.99

Etats-Unis : les abeilles victimes de la lutte contre Zika

Les regrets suffiront-ils à refermer la polémique après l'énorme boulette environnementale commise cette semaine, en Caroline du Sud, aux Etats-Unis ? Des millions d'abeilles ont péri à la suite de la pulvérisation aérienne d'un insecticide réalisée par le comté de Dorchester, pour lutter contre les moustiques et le virus Zika.

 

Comme le rapporte le journal local, The Post and The Courier, les autorités se sont excusées pour le dysfonctionnement dans la communication autour de sa campagne de prévention : « Je ne suis pas heureux de savoir que tant d'abeilles ont été tuées », a précisé Jason Ward, l'administrateur du comté qui a mis en ligne sur son site une réaction détaillée. Un apiculteur a relaté notamment la disparition des colonies de 46 ruches, ce qui représente selon son estimation, la mort d'environ 2,5 millions de ces petits insectes pollinisateurs. « Mon rucher a été atomisé », résume-t-il d'une expression, dans les colonnes du journal.

 

 
 

PÉTITION : M LE MINISTRE DE L'AGRICULTURE INTERDISEZ LES PULVÉRISATIONS DE PESTICIDES PAR VENT FORT !

La santé de millions de français est menacée par les pulvérisations de Pesticides par grand vent suite à l'abrogation d'un arrêté !

Exigeons du Ministre de l’agriculture qu’il prenne un nouvel  arrêté protégeant réellement les voisins des zones cultivées avec des pesticides en interdisant les pulvérisations par grand vent !

Signez la pétition de Générations Futures ( lien ci dessous) et diffusez là dans vos réseaux, facebook, Teweeter.... :

https://www.change.org/p/st%C3%A9phane-le-foll-mr-le-ministre-de-l-agriculture-prot%C3%A9gez-les-voisins-des-zones-cultiv%C3%A9es-des-pesticides

Les faits : L’arrêté du 12 septembre 2006 interdisant les pulvérisations de pesticides par grand vent a été attaqué au Conseil d’Etat par le lobby des producteurs de pommes et de poires cultivées de manière intensive qui en a obtenu l’abrogation.

Le risque ? En l’absence de cet arrêté des millions de personnes vivant à proximité des zones cultivées (champs, vergers, vignes…) vont être demain encore plus exposées aux pesticides venant de ces cultures voisines car les agriculteurs pourront de nouveau pulvériser des pesticides par grand vent ! Il s'agit d'un véritable permis à polluer qui leur est ainsi accordé !

Agissez avec nous pour éviter cette catastrophe !

Exigeons du Ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll qu’il prenne immédiatement un autre arrêté réintroduisant une vitesse du vent maximum pour les pulvérisations et à terme une zone sans pulvérisations de pesticides de synthèse près des zones habitées ! Signez cette lettre pétition envoyée à Stéphane Le Foll depuis le lien ci dessous, et duffisez là largement dans vos réseaux, sur Facebook et Twitter.. il en va de la santé de millions de personnes habitant en milieu rural en France ! 

En réaction à des cas de Zika

 

Tout débute le 26 août, lorsque quatre cas porteurs du virus Zika, liés aux voyages ont été confirmés dans la région de Summerville, selon le Département d'Etat à la Santé et l'Environnement. Le comté de Dorchester annonce un plan de pulvérisation d'insecticide diffusé par un petit avion, contre les moustiques pour le dimanche suivant, le 28 août. Les autorités veulent réduire la population de moustiques, qui a augmenté en un an, à la suite des pluies historiques et d'inondations pendant l'hiver puis de la vague de chaleur humide pendant l'été. 

Après les premiers passages aériens, des milliers d'abeilles tombent comme des mouches et sont retrouvées agonisantes sur le sol, selon les premiers témoignages d'exploitants agricoles. Le comté de Dorchester a eu recours à un insecticide appelé Naled, qui est déclaré et autorisé aux Etats-Unis depuis 1959, principalement pour contrôler les moustiques adultes, selon l'Agence américaine de protection de l'environnement.

 

A utiliser la nuit pour protéger les abeilles

 

Il serait efficace pour lutter contre les moustiques porteurs de Zika et d'autres maladies, selon l'EPA. Si, toujours d'après l'agence, l'insecticide ne présente pas de risque pour les humains, il doit plutôt être diffusé en pulvérisation entre le crépuscule et l'aube, quand les abeilles ne butinent pas

 

LE NECTAR DIVIN DES PREMIERES CIVILISATIONS

L'Assemblée nationale a voté, jeudi 19 mars 2015, l'interdiction des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes en adoptant un amendement des socialistes Gérard Bapt et Delphine Batho. Il prendre efffet en janvier 2016.

 

Faut-il le rappeler : les abeilles contribuent à la pollinisation de 80% des plantes à fleurs et à fruits de notre planète, soit plus de 200 000 espèces ; les 20 % restant étant assuré par le vent et les autres insectes pollinisateurs. En 2014, la production de miel en France est tombée à 10 000 tonnes, contre 32 000 tonnes en 1995, pour un nombre de ruches quasi équivalent. De toutes part, les "néocotinoïdes" étaient montré du doigt comme participant activement à ce réel massacre des abeilles dans le monde. 

WIKI : "On compte parmi les néonicotinoïdes actuels : l'acétamipride commercialisé par Bayer CropSciences pour les formulations commerciales Suprême, Polysect, Bambi, Equinoxe etc et principalement pour le traitement des arbres (fruitiers ou non), légumes, pomme de terre, tabac, rosiers etc. la clothianidine Comercialisée par Bayer Cropsciences, par exemple pour la formulation commerciale Poncho, elle n'est pas autorisée en France8 le dinotéfurane utilisé par Mitsui Chemicals dans le Dinotefuran l'imidaclopride utilisé par Bayer dans le Gaucho utilisé par Bayer dans le Confidor (beaucoup d'usages refusés/retirés en France) le nitenpyrame utilisé par Jiangsu Sword Agrochemicals dans le Nitenpyram le thiaclopride utilisé par Bayer dans le Proteus (ou PROTEUS (mention abeille, c'est à dire Emploi autorisé durant la floraison) le thiaméthoxame utilisé par Syngenta dans le Cruiser9 utilisé par Syngenta dans l'Actara10 utilisé par Syngenta dans le Luzindo11

Néonicotinoïdes/Abeilles

 

La France veut une « extension » du moratoire européen

Publié le mercredi 20 mai 2015 - 16h45

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image: http://www.lafranceagricole.fr/Thumb/450/var/gfa/storage/images/actualites2015/20150520-actus.jpg


S. Champion

En présentant le 20 mai 2015 les mesures d'accompagnement du projet de loi sur la biodiversité, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, a précisé que la France engageait « une démarche d'extension » du moratoire européen sur l'ensemble des insecticides de la famille des néonicotinoïdes. L'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) va ainsi être saisie « pour définir les nouvelles interdictions d'usages dans le cadre des réévaluations européennes ».

 

La demande d'accélération de la réévaluation scientifique auprès de la Commission européenne par l'Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments (AESA) est confirmée. Une demande déjà formulée le 7 mai dernier par Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture. Elle concerne deux néonicotinoïdes, l'acétamipride et le thiaclopride.

 

Stéphane Le Foll avait également annoncé le 7 mai la volonté de la France de maintenir les restrictions, voire de les renforcer si c'est nécessaire, sur les trois insecticides (clothianidine, imidaclopride et thiamétoxam) déjà concernés par le moratoire européen mis en œuvre en 2013 et qui arrive à son terme en 2015. Les pulvérisations de ces produits sont ainsi interdites en période de floraison sur toutes les cultures. Ne sont autorisées que les pulvérisations hors période de floraison, sur les cultures non-attractives pour les abeilles. Concernant les traitements de semences par enrobage, ne sont plus autorisés que les traitements sur céréales à paille semées en hiver (blé, seigle, avoine) et les betteraves, cultures non-attractives pour les abeilles.

 

Le gouvernement propose par ailleurs la « valorisation des projets territoriaux visant la suppression des néonicotinoïdes et le développement des alternatives au travers du plan Ecophyto 2 ».

 

 

« Apartheid écologique »

 

Ces annonces gouvernementales suscitent déjà quelques suspicions. La députée socialiste Delphine Batho regrette ainsi que le gouvernement n'ait pas décidé d'un moratoire sur les néonicotinoïdes. « La communication présentée ce matin en conseil des ministres est en recul par rapport au vote, le 19 mars, par l'Assemblée nationale, de l'interdiction de tous les néonicotinoïdes », a regretté l'ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho.

 

Les députés avaient voté le 19 mars, contre l'avis du gouvernement, l'interdiction à compter de janvier 2016 des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, via un amendement des socialistes Gérard Bapt et Delphine Batho.

 

Observant qu'« au lieu de décréter un moratoire, le gouvernement propose par exemple la valorisation des projets territoriaux visant la suppression des néonicotinoïdes », l'élue des Deux-Sèvres a pointé qu'« il y aura deux catégories de territoires : l'immense majorité de ceux où ces substances dangereuses pour les abeilles et la biodiversité continueront d'être utilisées, et quelques expériences locales où il en sera différemment ». « L'Etat n'inventerait-il pas ainsi une forme d'apartheid écologique ? », se demande-t-elle.

 


Read more at http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/neonicotinoides-abeilles-la-france-veut-une-extension-du-moratoire-europeen-104424.html#eggdHFWfQYfKhOVL.99

http://www.pollinis.org/petitions/video_pesticides.html

MIEL INDUSTRIEL : LE GROS ENFUMAGE

Ce n’est pas notre genre de casser du sucre sur le dos du miel. Sauf que parfois, il en contient trop. Faire son miel sur le dos des consommateurs en leur servant du mauvais sirop, voilà la grande tendance des industriels. Le labo duCetam Lorraine, spécialiste indépendant de l’analyse et d’écologie apicole nous ouvre ses pots et ses travaux. Révélations.

 

Ils sont beaux ces nouveaux pots de miel aux étiquettes acidulées. Malins, ces flacons verseurs qui évitent de pourrir la table du petit déjeuner. Et ce couvercle alvéolé, quelle bonne idée ! Perdu devant le rayon miel du supermarché, on ne sait généralement vers quelle marque se tourner.

Plus de la moitié des miels vendus en France sont importés.

Alors on commence par saisir le flacon le plus canari parce que bon, le miel c’est jaune alors ça fait vrai. Que nous dit l’étiquette ?« Mélange de miels originaires et non originaires de la CE. » Bravo on vient d’apprendre que le miel vient de la planète Terre. Merci les gars. « Les industriels ont obtenu que les mélanges de miels soient exemptés de localisation géographique, explique Paul Schweitzer directeur du labo CETAMIls doivent seulement indiquer si leur mélange vient de l’Union européenne ou non. En revanche, quand un miel vient d’un pays et d’un seul, celui-ci est précisé. »

Nems au miel

Les miels hexagonaux portent donc la mention France ou mieux le nom de leur région. Sauf que globalement le made in France est difficile à trouver en grande surface où les miels étrangers prennent toute la place. Logique, car si les 70 000 apiculteurs français et leurs 1 300 000 ruches produisent  18 500 tonnes de miel par an, il faut en importer encore un paquet pour satisfaire notre demande sucrée (l’Hexagone s’avale environ 40 000 tonnes de miel par an).

Et il vient d’où ce miel importé ? Devine. Comme les jouets en plastique plein de phtalates ou les gadgets électroniques : de Chineproducteur mondial numéro 1 avec 446 000 tonnes. « La plupart des miels premier prix viennent d’Espagne et d’Europe de l’Est pour ce qui concerne l’Union Européenne et d’Amérique Latine et la Chine pour le reste du Monde », précise Paul Schweitzer.

Il vient d’où ce miel ? De la planète Terre.

On progresse, on sait que le miel n’est pas produit sur la lune et qu’il vient souvent de Chine, mais il contient quoi ? Ne cherchez aucune indication sur l’étiquette. Le miel c’est du miel, point barre. Selon laDirection Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes : « Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment, en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche… ».  En théorie donc, le miel ne contient qu’un seul ingrédient : du miel. C’est-à-dire ?

Miel coupé

Si l’on décompose le miel, on trouve 80% de sucres (glucose, fructose, saccharose et plein d’autres sucres spécifiques comme leturanose qui n’est pas un dinosaure), 18% d’eau et 2% de produits divers. En théorie. « Chaque année, on étudie plus de 3500 miels différents, explique Paul. Si la plupart ont des compositions conformes aux exigences du décret de 2003, on trouve néanmoins des preuves tangibles de leur falsification. Certains contiennent du sirop sucré industriel. »

Notre miel serait donc coupé au sucre ? Et personne ne nous a rien dit ? « La législation est obsolète. Il y a une trentaine d’années, les sirops étaient issus de la canne à sucre ou de la betterave et contenaient essentiellement de la saccharose. Le décret fixant à 5% maxi le taux de saccharose dans le miel, tout ajout de sirop était inévitablement remarqué. Aujourd’hui, le marché mondial a changé. Les sirops industriels proviennent d’amidon hydrolysé qui ne contient pas une goutte de saccharose. Les industriels peuvent en abuser sans être démasqués. » Ni vu, ni connu, je t’embrouille.

Paul Schweitzer dans son labo à traquer le faux miel.

Heureusement qu’au Cetam, on sait repérer les dopeurs. « On peut trouver des traces d’amidon au microscope, relever des taux anormalement bas de turanose preuve que le produit a été dilué… En revanche, on ne peut pointer aucune marque car comme il s’agit de mélanges, chaque lot est différent. »

Autre arnaque pratiquée relevée par le labo : mélanger deux miels. Par exemple, annoncer un miel d’oranger et le couper avec un miel bas de gamme. « On a pu trouver du pollen chinois dans certains miels soit-disant spécifiques. » Joli ! Le problème c’est que les fraudeurs sont des professionnels et comme les toubibs du Tour de France, ils contournent  constamment les indicateurs des analyses. « Certains miels coupés sont filtrés pour éliminer les pollens chinois. Il nous arrive de repérer des morceaux de diatomées, ces micro-algues qui servent de filtres. » Bref, c’est la jungle. Les miels s’adaptent aux contrôles. Et le labo de trouver de nouvelles techniques pour épingler les escrocs.

Un miel au microscope ou comment déceler les grosses entourloupes.

Quand les conditionneurs jouent aux apiculteurs

Revenons à notre étal : on choisit donc du miel français et on évite le super bas de gamme et les mélanges de fleurs. C’est pratique, il ne reste plus grand chose à piocher. Un pot jaune nous tend les bras : Miel l’apiculteur de France, un beau pot rustique qui fleure bon le terroir. Certain d’avoir trouvé le nectar plus ultra, on cherche le nom de cet Apiculteur écrit en gros. On a beau tourner le pot dans tous les sens, on trouvera pas. « Il ne s’agit pas d’un apiculteur mais d’une multitude d’apiculteurs, explique Guy Busson, apiculteur-récoltant qui a un temps fourni l’empire Michaud. Si le miel est correct, il est beaucoup moins intéressant qu’un miel d’un récoltant. » Pourquoi ?« Parce qu’il faut le faire chauffer pour le conditionner. Les petits apiculteurs ramollissent leur miel à 35°C pour le mettre en pot. Dans une production industrielle, les températures sont souvent plus élevées, ce qui dénature le nectar. »

Les conditionneurs de miel peuvent également mélanger des miels qui ne sont pas de l’année. «Il faut savoir que contrairement au vin, le miel est un produit qui vieillit mal ». Enfin, la nature est ainsi faite que les apiculteurs qui vendent à un groupement se gardent souvent le meilleur pour leur pomme. « Quand tu récoltes pour toi, tu attends que ta récolte soit bien mûre, que ton taux d’humidité soit bas. Quand c’est pour un groupement, tu t’en fiches, tu donnes du miel que tu aurais réservé à ton pain d’épices. »

Attention à ne pas confondre : l’apiculteur et le conditionneur-embrouilleur.

Il nous reste quoi sur notre étal ? Pas grand chose. L’envie de tourner les talons et de trouver dare dare un apiculteur qui vend son miel sans intermédiaire. Ca tombe bien, les apiculteurs sont des adeptes des circuits courts. Un sur deux vend en direct.

Le massacre des abeilles continue !
Nous devons faire pression au quotidien sur nos politiques, qu'ils ne cèdent plus au lobbying des multinationales de l'agrochimie, qu'ils interdisent définitivement ces toxiques plutôt que de les suspendre sans cesse. C'est une question de santé publique. Quand arrêtera t'on de se voiler la face ? Nous faisons appel à " VOUS " à " NOUS " LES CITOYENS, LES CONSOMMATEURS, un monde sans pesticide est possible, il existe des solutions alternatives.
ATTENTION MIEL DE SYNTHESE EN PROVENANCE DE CHINE !!!!
Plus de la moitié des miel vendus en France, ne sont pas des Miels proprement dits. Tout cela nuit aux véritables apiculteurs passionnés, qui produisent du miel de qualité dans nos régions. SOYEZ ATTENTIF A L ORIGINE DU MIEL QU DOIT OBLIGATOIREMENT FIGURER SUR LES POTS. DES NEGOCIANTS PEU SCRUPULEUX METTENT SUR LE MARCHE FRANCAIS DES "MELANGES" DE MIELS PROVENANT DE PLUSIEURS PAYS D EUROPE, D ASIE ET D AMERIQUE DU SUD. NE SOYEZ PAS NAIF UN MIEL PREMIER PRIX EST SOUVENT UN MIEL DE MAUVAISE QUALITE ... VOIR... UN MIEL DE SYNTHESE !!!! ...
La mort des Abeilles

L'insecticide tueur d'abeilles

L'insecticide tueur d'abeilles interdit à partir de 2016

20/03/2015 05:46
 
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Dans les ruchers, la mortalité des abeilles, à la sortie de l'hiver, varie de 30 à 80 %. - dr

Les députés ont voté hier l’interdiction des “ néonicotinoïdes ”, substance réputée nocive pour les abeilles. Les apiculteurs la réclamaient depuis vingt ans.

Je l'embrasserai… Promesse du papa, apiculteur amateur et retraité à Prahecq.« Il s'agit d'une première victoire, la bataille n'est pas encore gagnée. »Emballement mesuré chez Sébastien Pommier, le fils, apiculteur professionnel à Prahecq, en apprenant la nouvelle ce jeudi en début d'après-midi. L'Assemblée nationale, sur proposition de la députée socialiste deux-sévrienne Delphine Batho et du Haut-Garonnais Gérard Bapt, venait de voter, contre l'avis du gouvernement, un amendement interdisant à partir de janvier 2016 des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes. Ces insecticides, réputés hautement toxiques pour les abeilles, sont mis en cause par tous les apiculteurs pour expliquer l'effondrement des colonies d'abeilles. « Enfin nous sommes entendus par les politiques, se réjouit encore Sébastien Pommier, par ailleurs président de l'Agence de développement apicole du Poitou-Charentes. Nous l'attendions depuis des années, tous gouvernements confondus. »

" C'est l'ennemi numéro 1 des abeilles "

Sébastien Pommier est catégorique : « Les molécules de néonicotinoïdes sont l'ennemi n° 1 des abeilles, des études scientifiques l'ont montré. Les problèmes ont commencé depuis leur apparition en 1993, explique-t-il. On s'est rendu compte que plus leur utilisation augmentait, plus les problèmes apparaissaient. Il y a vingt-cinq ans, on travaillait avec 5 à 10 % de pertes sur les colonies. Aujourd'hui, les pertes sont de l'ordre de 30 à 80 %. » En sortie d'hivernage, les professionnels de la région ont pu mesurer les conséquences dévastatrices, avec une perte globale estimée à 30 % en moyenne : « On travaille toute l'année avec des molécules, poursuit Sébastien Pommier. Les abeilles rentrent avec les pollens plus ou moins toxiques. En février, les vieilles abeilles meurent, les ruches sont vides et ne sont pas repeuplées par de jeunes abeilles. » Sébastien Pommier est formel : « Une mortalité de cet ordre n'est pas imputable à une maladie. Car la maladie, on la retrouverait dans des petits couvins d'abeilles ».Bien qu'interdits depuis trois ans dans les tournesols, les « " néonic " ont une rémanence (persistance des pesticides dans le milieu) de trois ans dans le sol, appuie l'apiculteur. Et leurs molécules sont toujours utilisées sur l'orge et le blé. » 
Corollaire de la disparition des effectifs, de sévères chutes dans les rendements : « Une ruche produisait 60 kg de miel de tournesol dans les années 1980. Aujourd'hui, c'est 15 kg de production ».

La Semaine sans Pesticides 2013
Les apiculteurs demandent à l'Etat d'interdire l'utilisation de l'insecticide « néonicotinoïdes » connu pour être dangereux pour les abeilles.

une guerre globale sur la disparition des abeilles menace

La Russie avertit Obama: une guerre globale sur la disparition des abeilles menace

Par Sorcha Faal, le 10 mai 2013

Les minutes alarmantes de la rencontre de la semaine passée entre le président Vladimir Poutine et le secrétaire d’état US John Kerry révèlent "l’extrême outrage" du dirigeant russe concernant la protection, par le régime Obama, des géants de l’agrochimie Syngenta et Monsanto face à une "apocalypse des abeilles" dont le Kremlin avertit qu’elle "mènera très certainement" à une guerre mondiale.

Selon ces minutes, publiées aujourd’hui au Kremlin par le ministère des ressources naturelles et de l’environnement de la fédération de Russie (MRNE), Poutine était si énervé du refus du régime Obama de discuter de ce sujet très grave qu’il déclina pendant trois heures de recevoir Kerry, qui avait voyagé jusqu’à Moscou pour une mission diplomatique programmée d’avance, mais se ravisa pour ne pas créer une scission encore plus grande entre les deux nations.

Au centre de cette dispute entre la Russie et les USA, annonce ce rapport du MRNE, sont les "preuves incontestées" qu’une gamme d’insecticides neuro-actifs liés à la nicotine, connue sous le nom de néo-nicotinoïdes, détruisent la population d’abeilles de notre planète, ce qui, laissé en l’état, pourrait anéantir la capacité de notre monde à faire pousser assez de nourriture pour nourrir ses populations.

 

Cette situation est devenue si sérieuse, rapporte le MRNE, que la Commission Européenne dans son ensemble a institué la semaine dernière une interdiction de précaution de deux ans (devant commencer le 1 décembre 2013) sur l’usage de ces pesticides "tueurs d’abeilles" à la suite de la Suisse, de la France, de l’Italie, de la Russie, de la Slovénie et de l’Ukraine, qui avaient déjà tous interdit l’usage d’organismes génétiquement modifiés des plus dangereux sur le continent.

Deux des néo-nicotinoïdes les plus redoutés sous le coup de cette interdiction sont Actara et Cruiser, fabriqués par la multinationale suisse de biotechnologie Syngenta AG, qui emploie plus de 26000 personnes dans plus de 90 pays, eu troisième rang mondial des ventes sur le marché commercial des semences agricoles.

Il est important de noter, dit ce rapport, que Syngenta, avec les géants de la bio-tech Monsanto, Bayer, Dow et DuPont contrôlent maintenant presque 100% du marché global de pesticides et de semences et plantes génétiquement modifiées.

Relevable également à propos de Syngenta, poursuit le rapport, en 2012 Syngenta fut condamnée en Allemagne pour avoir caché le fait que son maïs génétiquement modifié tue le bétail, et paya comme réparation d’une plainte collective $105 millions aux USA suite à la découverte de la contamination de l’eau potable de quelques 52 millions de citoyens états-uniens, dans plus de 2000 bassins aquifères avec son herbicide "changeur de genre" Atrazine.

L’épouvantable gravité de la situation, dit le MRNE, peut être constatée dans le rapport publié en mars dernier par l’American Bird Conservancy (ABC), où ils avertissent du danger dans lequel se trouve toute la planète, et où nous pouvons lire, notamment:

a dit Cynthia Palmer, co-auteure du rapport et directrice des programmes sur les pesticides pour ABC, l’une des organisations les plus éminentes des USA pour la conservation des oiseaux.

ABC a commandité le toxicologue environnemental de renommée mondiale le Dr. Pierre Mineau pour mener ces recherches. Le rapport de 100 pages, "L’impact des insecticides les plus usités de la nation sur les oiseaux", passe en revue 200 études sur les néo-nicotinoïdes dont des études menées par l’industrie elle-même et obtenues grâce au Freedom of Information Act US (loi sur la liberté de l’information, ndt). Le rapport évalue le risque toxicologique encouru par les oiseaux et les écosystèmes aquatiques, et comprend des comparaisons exhaustives avec les anciens pesticides que les néo-nicotinoïdes ont remplacé. Le document conlut que les néo-nicotinoïdes sont mortels pour les oiseaux et aux systèmes aquatiques dont ils dépendent.

Le nouveau rapport conclut que les taux de contamination par les néo-nicotinoïdes dans les eaux de surface et souterraines aux États-Unis et autour du monde ont déjà dépassé le seuil constaté être mortel pour beaucoup d’invertébrés aquatiques.

Rapidement suite à ce sévère rapport, dit le MRNE, un large groupe d’apiculteurs et d’écologistes états-uniens a porté plainte contre le régime Obama à cause de la poursuite de l’usage de ces néo-nicotinoïdes, affirmant: "Nous amenons l’EPA (Environmental Protection Agency, agence de protection de l’environnement US, ndt) devant les tribunaux à cause de son échec à protéger les abeilles des pesticides. Malgré nos meilleurs efforts pour prévenir l’agence des problèmes posés par les néo-nicotinoïdes, l’EPA a continué d’ignorer les signes d’avertissement clairs d’un système agricole en péril."

La gravité de ce qui est vraiment devenu le système agricole planétaire du fait de ces plantes et semences génétiquement modifiées et ces pesticides, poursuit le rapport, peut être comprise à travers la décision de la Commission Européenne la semaine dernière, qui fait suite à leur interdiction des néo-nicotinoïdes, où ils projettent de rendre illégales presque toutes les plantes et semences non-enregistrées auprès de l’Union Européenne, et nous pouvons lire, entre autres:

Ce rapport du MRNE souligne que bien que cette action de l’UE paraisse draconienne, elle est néanmoins nécessaire pour purger le continent d’une poursuite de la contamination par ces "monstruosités de semences" engendrées par la génétique de laboratoire.

Ce qui rend encore plus perplexe dans tout cela, dit le MRNE, et qui provoqua la colère de Poutine envers les USA, sont les efforts fournis par le régime Obama pour protéger les bénéfices des producteurs de pesticides en face des dommages catastrophiques infligés à l’environnement. Comme le dit, entre autres choses, le Guardian News Service dans leur article du 2 mai intitulé "Les USA rejettent l’affirmation de l’UE que les pesticides sont la principale cause pour la chute de population des abeilles":

Le MRNE ajoute que les "vraies" raisons derrière la protection accordée par le régime Obama à ces géants de la biotechnologie qui détruisent notre monde peuvent être trouvées dans l’article intitulé "Comment Barack Obama est-il devenu l’homme de Monsanto à Washington?" et qui lit, entre autres:

Encore pire, après que la Russie ait suspendu l’importation et l’utilisation du maïs transgénique de Monsanto suite à une étude suggérant un lien avec le cancer du sein et des dommages aux organes en septembre dernier, le Russia Today News Service a rapporté la réaction du régime Obama:

Le 26 mars, Obama signa discrètement ce "Monsanto Protection Act" en loi, assurant ainsi que le peuple états-unien n’ait auucn recours contre ce géant de la biotechnologie alors qu’ils tombent malades par dizaines de millions, et que des millions en mourront certainement dans ce que ce rapport du MRNE appelle la plus grande apocalypse agricole de l’histoire humaine comme plus de 90% de la population des abeilles sauvages aux USA a déjà disparu, et jusqu’à 80% des abeilles domestiques ont également disparu.

Le miel et ses vertus
Lors de l'émission "Allo Docteur" sur France5 le Dr Becker Président de l'AFA Association Francophone d'Apithérapie http://apitherapiefrancophone.com et le Pr Olivier LACCOURREYE répondent à toutes les questions concernant les propriétés du miel, comme : - Est-il vrai que le miel adoucit les maux de gorge (angine par exemple) quand on le mélange avec du lait, et qu'il évite la prise d'antibiotiques ? - On dit que le miel contient des antibiotiques naturels, est-ce vrai ? - Les miels industriels ont-ils les mêmes propriétés que les miels bio ? - Le miel est-il interdit pour les diabétiques ? - Le miel aiderait à lutter contre la fatigue, est-ce prouvé ? - Les vertus du miel varient-elles selon les fleurs qui en sont à l'origine ? Quelle sorte privilégier ? Il faut savoir qu'une des grandes vertus du miel est de cicatriser et est donc de plus en plus utilisé pour soigner les plaies et les brulures dans certains hôpitaux. Bref, une tonne de vertus dans ce cadeau que nous offre Mère Nature...

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Commentaires

29.10 | 16:18

Bonjour, Je découvre votre site et je souhaite connaître le poids du miel en rayon. Merci

...
09.09 | 19:03

Bonsoir je participe ce wkn a un forum sur l'apiculture.Votre illustration va me rendre un tres grand service .bonne soiree a vous

...
16.08 | 22:54

Bonjour

Tous les miels sont a 4 euros le pot de 250 Gr , sauf le miel de sapin qui est a 6 euros les 250 Gr

Cdlt

...
08.08 | 16:17

Bonjour,

Nous souhaiterions offrir des pots de miel à nos invités, pourriez-vous nous transmettre une grille tarifaire ?

Merci

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